Solution sectorielle

Prévention des RPS dans le secteur sanitaire et médico-social

Hôpitaux, cliniques, EHPAD, services d'aide à domicile : le secteur sanitaire et médico-social est l'un des plus exposés aux risques psychosociaux en France. L'INRS et la DARES (enquête SUMER) le placent durablement parmi les secteurs où les indicateurs de tension au travail (modèle de Karasek), d'exigences émotionnelles et de qualité empêchée sont les plus élevés. La crise sanitaire 2020-2022 a accentué ces tensions de manière documentée.

SecteurSanté et médico-social
Pour qui ?Direction d'établissement (hôpital, EHPAD, clinique) • DRH et responsables qualité • Cadres de santé et directeurs de soins • Médecins du travail et infirmiers SPST
Mis à jour28 mai 2026

Facteurs de risque spécifiques au secteur

Exigences émotionnelles fortes

Confrontation à la souffrance, à la mort, à la fin de vie ; relations avec les familles ; agressions verbales ou physiques de la part de patients ou résidents — facteur central des RPS dans le secteur (référentiel Gollac, fiches INRS).

Qualité empêchée

Tension entre éthique de soin et contraintes organisationnelles (effectifs, temps, ratios) — source majeure de souffrance morale documentée par l'ANACT et les rapports parlementaires sur l'hôpital et les EHPAD.

Charge et horaires atypiques

Travail de nuit, week-end et jours fériés, gardes, dépassements horaires, glissements de tâches — facteurs identifiés comme aggravants par la HAS et l’INRS.

Risque suicidaire professionnel

Le secteur fait l'objet d'un suivi spécifique de l'Observatoire national du suicide en raison de surrisques documentés chez certaines professions (infirmiers notamment).

Cadre légal applicable au secteur

  • Article L4121-1 du Code du travail : obligation de sécurité de résultat de l'employeur (jurisprudence depuis 2002).
  • Articles L1152-1 et suivants : prévention du harcèlement moral, particulièrement scruté dans le secteur.
  • Procédure interne de signalement obligatoire dès 50 salariés (loi Waserman 2022) ; nombreux établissements de santé concernés.
  • Référent harcèlement sexuel obligatoire dès 250 salariés (loi Avenir professionnel 2018).
  • Démarches QVCT à articuler avec la certification HAS (qualité de vie au travail comme critère).

Comment SignalRH s'adapte à votre secteur

  • 1Évaluation Gollac segmentée par service (urgences, gériatrie, bloc, etc.) pour détecter les unités à risque.
  • 2Canal de signalement confidentiel — particulièrement utile pour les situations de harcèlement et de violences subies.
  • 3Alerte SST instantanée pour les agressions et événements indésirables (cohérent avec les obligations de déclaration).
  • 4Tableaux de bord agrégés exploitables pour la certification HAS et les rapports sociaux.

Questions fréquentes

Le secteur sanitaire est-il particulièrement exposé aux RPS ?

Oui, plusieurs enquêtes nationales (SUMER de la DARES, études de l'INRS et de l'ANACT) montrent que les soignants présentent des niveaux d'exigences émotionnelles et de tension au travail (modèle de Karasek) parmi les plus élevés tous secteurs confondus.

La certification HAS prend-elle en compte la QVCT ?

Oui. Le référentiel de certification des établissements de santé de la HAS comprend des critères relatifs à la qualité de vie au travail des professionnels et à la prévention des risques psychosociaux. Une démarche structurée comme celle proposée par SignalRH facilite la production des preuves attendues.

Sources

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